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  • Echec scolaire : la France au piquet ?

    • 10 Nov 2016 19:09:17
    • Jean-Paul SIMON
    • 01 h 50 min
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    La France, pourtant à la pointe de la recherche en matière de pédagogie, est dans le bas de tableau des pays européens sur la question de l’échec scolaire. Chaque année 140 000 adolescents ou jeunes adultes sont en "échec scolaire" : ce sont ceux qui sortent chaque année sans diplôme équivalent au bac, voire sans même les compétences minimales du socle - savoir lire, écrire, compter. Le problème est multifactoriel : sciences de l’éducation, psychologie, sociologie, bien sûr, ont leur mot à dire dans cette affaire. Mais sciences politiques et même économie entrent aussi en ligne de compte. Les très nombreuses études faites sur ce sujet ne donnent pas forcément de résultats catégoriques, comme pour tout sujet de sciences humaines et sociales (à la différence des sujets « sciences de la nature »), mais ces résultats sont une base nécessaire pour le débat. Elles nous disent ou nous confirment les points suivants, parfois très intuitifs : les résultats scolaires sont liés à la qualité du milieu socio-culturel de la famille, mais aussi à la considération que peuvent avoir le milieu familial et le quartier sur l'importance de la réussite scolaire comme "ascenseur social" ; ils sont dépendants des nombreux troubles de l'apprentissage ou du développement, maintenant assez « catégorisés », que peut présenter l'enfant : les différentes dys- (lexie, praxie, calculie, orthographie...), et autres troubles (hyperactivité, surdouement…); ils dépendent de l'attitude des enseignants et du fonctionnement de l’équipe enseignante de l’établissement, ses qualités pédagogiques, de la médecine scolaire quand il s’agit de prévenir des difficultés. Le rôle de l’école et les méthodes d’enseignement seraient ils également à revoir ? Le rôle de l’école fait débat depuis très longtemps entre les partisans du « pédagogisme » (éduquer) et ceux de l’enseignement des savoirs (instruire); il s’agit ici de choix politiques, mais peut-on en déterminer des conséquences sur la question de l’échec scolaire ? Concernant les méthodes alternatives (Freinet, Montessori, Summerhill), connues et évaluées depuis les années 1950 dans des micro-environnements, leurs évaluations donnent des résultats très divergents … qu’en conclure ? Et surtout, il y a sûrement des choses à apprendre chez nos voisins européens plus performants, en sortant du sempiternel débat “franco-français”. Enfin on ne peut parler de cette question sans parler de la carte scolaire, de son « contournement » par de très nombreuses familles, ce qui induit des différences considérables entre les établissements. Cette question a fait l’objet d’un débat public ces jours derniers, débat où interviennent l’économiste Thomas Piketty, la ministre de l’éducation, et nombre de spécialistes reconnus. Intervenants : Olivia Cahn, psychologue et psychothérapeute Bernard Gerde, enseignant retraité et fondateur d’un établissement spécialisé Laurent Lima, maître de conférence en sciences de l'éducation

    enseignement, niveau des élèves, échec scolaire

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